La relève agricole investit les locaux de la Caisse de dépôt et placement du Québec

 

La Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) s’est mobilisée à Montréal pour lancer un message clair à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et au Fonds de solidarité de la FTQ : Pas question d’injecter notre argent public dans Pangea. Après avoir tenu une conférence de presse à la Maison du développement durable aux côtés de L’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Fondation David-Suzuki, une trentaine de membres de la relève se sont déplacés vers la CDPQ et ont investi l’établissement pour sensibiliser la population à l’urgence de la situation. Devant la concurrence déloyale de certains fonds d’investissement, il y a un danger imminent pour notre garde-manger. Les producteurs agricoles du Québec sont les gardiens de notre sécurité alimentaire et il faut agir pour contrer le phénomène de surenchère sur le prix des terres.

 

« Des spéculateurs débarquent avec leurs gros sabots et se disent porteurs d’avenir pour la relève. En réalité, le modèle qu’ils mettent de l’avant nous ramènerait 400 ans en arrière. Dans un contexte où ça joue du coude pour l’acquisition de terres, des jeunes de partout au Québec se sont déplacés pour venir rectifier les faits sur ce que proposent réellement les accapareurs. Les jeunes entrepreneurs comme nous peinent à rivaliser avec des fonds d’investissement aux poches profondes et aux visées prédatrices comme Pangea. Cette société arrive sur le marché avec la délicatesse d’un éléphant blanc dans un magasin de porcelaine déjà bondé. Le fait que la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité de la FTQ investissent nos deniers publics dans la société de M. Charles Sirois est totalement inacceptable. Ça brise nos rêves et ça anéantit les efforts de la relève pour s’établir et faire vivre nos régions. Le cas récent de Jean-Luc Laplante dans le Bas-Saint-Laurent qui s’est fait voler sa terre par Pangea est éloquent à ce chapitre. Ça démontre que le modèle Pangea est basé sur la financiarisation de l’agriculture et non sur l’occupation dynamique du territoire. Ça pose problème et nous demandons au gouvernement du Québec d’intervenir », a déclaré Michèle Lalancette, présidente de la FRAQ.

 

Crédits photos : Manon Vial, FRAQ

 

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