RÉACTION DE LA FÉDÉRATION DE LA RELÈVE AGRICOLE
DU QUÉBEC À L’ÉGARD DU NOUVEL ACCORD ÉTATS-UNIS–MEXIQUE-CANADA

 

Longueuil, le 4 octobre 2018 –  Une vague de déception a envahi le réseau de la relève agricole ce lundi en raison de l’annonce faite par le gouvernement canadien dans le cadre des négociations de l’Accord de libre-échange nord-américain avec les États-Unis.

 

La relève agricole s’est positionnée tout au long du processus de négociations afin de passer un message clair au gouvernement fédéral : « Monsieur Trudeau, non aux concessions! » Le maintien de la gestion de l’offre dans son intégralité est, depuis le début, ce que la relève réclame haut et fort.

 

« C’est choquant et insultant! Il y a un mois, lors de la manifestation devant les bureaux de Monsieur Trudeau à Montréal, plus de 500 jeunes ont donné leur appui et leur confiance au gouvernement canadien. Nous avons été rassurés par ce dernier… et maintenant, à la suite de cet accord avec les Américains, nous avons servi de monnaie d’échange », Julie Bissonnette, présidente de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ).

 

« C’est le lien de confiance qui est rompu. Ce sont trois coupures sur trois ententes en moins de 18 mois pour un total de 10 % de notre marché. Sur le long terme, c’est inquiétant de faire des investissements dans de telles conditions. Il n’y a rien de bon pour la relève agricole dans cette entente », David Beauvais, vice-président de la FRAQ.

 

Pier-Luc Hervieux, membre de l’exécutif de la FRAQ, mentionne : « Il est insensé de conclure de telles ententes avec les États-Unis, car nos deux pays ne répondent pas du tout aux mêmes cahiers de charges pour la production de nos aliments. Le coût de production ici au Canada est beaucoup plus élevé puisque nous sommes soumis à des normes de qualité et d’élevage bien plus sévères et rigoureuses. La réciprocité des normes n’est donc nullement prise en compte dans ce nouvel accord avec le gouvernement américain ».

 

«Je suis extrêmement déçu, cette entente crée une fois de plus des pertes pour notre pays, car à chaque fois que l’on ouvre la porte à des produits étrangers que nous produisons déjà, c’est une multitude d’emplois variés que nous perdons. C’est d’autant plus décourageant puisque notre système est bénéfique autant pour nous que pour les consommateurs. Si le Canada concède des parts de notre marché à chaque négociation, le système sera tellement affaibli qu’il ne servira plus à rien. La preuve a pourtant été faite que personne ne s’en est sorti gagnant dans des pays comme la France qui a aboli son système de quotas », Marc-Antoine Turcotte, 2e vice-président de la FRAQ.

 

 

À propos de la Fédération de la relève agricole du Québec

La Fédération de la relève agricole du Québec regroupe plus de 2 000 jeunes de 16 à 39 ans dans toutes les régions du Québec ayant comme intérêt commun l’agriculture. Ces jeunes sont en voie d’établissement, déjà établis ou tout simplement passionnés par cette vocation. La Fédération leur donne une voix forte pour défendre l’intérêt général de la profession et elle est affiliée à l’Union des producteurs agricoles du Québec.

 

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SOURCE :

Stéphane Deslauriers

Directeur général | Fédération de la relève agricole du Québec

450-679-0540, poste 8299 | sdeslauriers@upa.qc.ca 

 

 

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