Fonds d’investissement agricole de 250 M$

 

La transférabilité des fermes au Québec doit devenir le prochain dossier du gouvernement

 

Longueuil, 7 juin 2019 – La Fédération de la relève agricole du Québec salue l’annonce de la création par le gouvernement d’un fonds de 250 millions de dollars. Bien qu’il soit évident que cette mesure, qui vise à générer 1,2 milliard de dollars d’investissements en 5 ans dans le secteur agricole au Québec, soit une bonne nouvelle, la relève agricole s’inquiète de l’absence de mesures pour faciliter les transferts d’entreprises.

 

« Nous évoluons dans une dynamique économique particulière, de lancer Julie Bissonnette, présidente de la FRAQ. Le revenu agricole net du Québec a chuté de 55% entre 2017 et 2018. Pour demeurer rentable, nos entreprises agricoles doivent investir massivement afin d’améliorer leur productivité. Le fonds répondra à cette problématique et c’est tant mieux. Cependant, ces investissements contribuent à l’augmentation de la valeur des fermes, ce qui va rendre encore plus difficile pour les jeunes de trouver l’argent nécessaires pour prendre la relève de ces entreprise », de mettre en garde la productrice de lait de Roxton Falls en Montérégie

 

Rappelons que la Fédération de la relève agricole du Québec demande depuis longtemps, autant au gouvernement précédant qu’à l’actuel, de mettre en place une table de concertation sur la relève agricole avec les acteurs politiques de la filière bioalimentaire. Cette table aurait pour mandat de réfléchir à des solutions concrètes pour faciliter les démarrages et les transferts d’entreprises agricoles au Québec.

 

« Nous avons hâte de réunir autour de la même table le MAPAQ, la Financière, l’UPA, le FIRA ainsi que les ministères de l’Économie et celui de l’Environnement pour réellement trouver des pistes de solutions aux transferts et aux démarrages d’entreprises agricoles. Les programmes d’investissements sont les bienvenues, mais il faut maintenant penser à comment la prochaine génération va pouvoir faire de l’agriculture dans un contexte où la valeur des entreprises et des terres augmentent sans cesse », de conclure Mme Bissonnette.